Nous, les experts et représentants des Pays de la Corne de I'Afrique
et du Golfe d'Aden: Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Somalie, Soudan,
Ouganda et Yémen, réunis à Djibouti du 16 au 18 novembre 2000 à
l'occasion de la Conférence des Pays de la Corne de I'Afrique et du Golfe
d'Aden sur les mines antipersonnel.
1- Exprimons notre reconnaissance et nos remerciements à la République
de Djibouti pour avoir pris l'initiative d'organiser la Conférence
de la région
sur les Mines Antipersonnel;
2- Réitérant
l'urgence
et la nécessité
d'une cooperation dans le cadre d'actions régionales
collectives et de politiques concertées
contre les mines antipersonnel;
3- Acceptons de faire des recommendations à nos gouvernements la
création
d'un centre régional
de recherche et de formation sur les mines antipersonnel, pour la
promotion d'actions collectives et de politiques régionales
concertées,
et de développer
une coopération
lnterAfricaine dans le domaine du déminage
et de I'assistance aux victimes de mines, conformément
à la demande faite par le Plan d'Action de Kempton Park de l'OUA et
d'autres décisions
s'y rapportant.
4- Acceptons la proposition par la République
de Djibouti, pays hôte de cette premiére
conférence
régionale
sur les mines antipersonnel, d'initier un plan d'action pour la création
d'un tel centre, prenant en considération
que Djibouti est le siège de I'IGAD;
5- Notons avec préoccupation
que les programmes de financement
pour I'assistance aux victimes et aux survivants ne sont pas à la
hauteur des besoins dans toute la région.
Et, que les handicapés
et amputés,
victimes des mines, sont dans des situations d'extréme
difficulté,
dans de nombreuses communautés
pauvres de la région
6- LanÇons
un appel à la
Communauté
Internationale pour qu'elle apporte toute I'assistance nécessaire
aux pays de la region, afin de leur permettre la mise en œuvre de
programmes de lutte anti-mines et I'assistance aux victimes, ainsi que de
programmes de sensibilisation aux mines pour la population
en général;
7- Gravement alarmés
éja
enterrées
dans notre région
qui tuent et handicapent des civils innocents et terrorisent tant des
membres de nos communautés
;
8- Reconnaissant que l'utilisation continue des mines
antipersonnel par les pays de la r6gion ne pourrait qu'aggraver encore
davantage les problèmes d
éja
existant et, compromettrait les futurs programmes destinés
à 1'éradication
des mines antipersonnel, appelons toutes les parties à cesser immédiatement
et ne jamais utiliser des mines AP.
9- Considérant
que la paix, la stabilité
et le sécurité
sont essentials pour un développement
durable de la région;
10- Demandons que les pays de la région,
qui n'ont pas encore de legislation nationals en faveur des handicapés,
promulguent des lois nationales pour la protection et le bien-être des
personnes handicapées
;
11
-
Sachant que
seulement trois pays de la region ont ratifié
le traits d'interdiction des mines s'engageant à respecter toutes
les obligations de la Convention d'Ottawa (comprenant la non-utilisation
de mines, la destruction des réserves
d'ici 4 ans, la promulgation de legislations nationales et la presentation
de rapports annuels) ;
12- Recommandons
aux pays de la région
qui n'ont pas encore ratifié
le traits sur les mines antipersonnel de le faire et pour ceux qui n'ont
pas encore signs le traits, d'y accéder,
en accord avec les appels faits par différentes
Organisations Internationales y compris l'OUA et I'OIF.