Mr. Kassim Wane
Monsieur le Ministre des Affaires Etrangeres et de la Cooperation
Internationale
Chargé des Relations avec le Parlement
Messieurs les représentants du Corps Diplomatique,
Distingués Délégues des Pays de la région de l’IGAD et du Golfe d’Aden
Distingués représentants des Institutions Internationales et des ONG
Chers Amis
C’est pour moi un immense plaisir
de prendre la parole à l’occasion de cette cérémonie d’ouverture de
la Conférence sur les mines terrestres des pays de la région de l’IGAD
et du Golfe d’Aden. Je voudrais transmettre le message d’encouragement
du Secrétaire Général de l’OUA, Salim Ahmed Salim, ses voeux de
succès sur la Conference .
Mesdames, Messieurs,
Les pays de l’IGAD sont une
région de l’Afrique les plus affectées par le fléau des conflits
armés et par leurs conséquences dévastatrice dont evidemment la
prolifération des mines antipersonnel. Tous les pays de la région
souffrent a un titre ou a un autre, du fleau des mines antipersonnel.
Certains des pays de la région figurent même parmi les affectes de la
planète.
Et lorsque je parle des pays de la
région, je veux en réalité surtout me référer aux populations civiles,
en particulier les femmes et les enfants qui sont les principales victimes
de ce fléau, non seulement, pendant la guerre, mais également bien
après la signature d’un accord de paix , si bien que l’on a pu parler
- et fort justement du reste - de poursuite de la guerre pendant la paix.
Mais il s’agit là d’une guerre pendant la paix . Mais, il s’agit la
d’une guerre de lâches contre d’innocentes victimes, d’une guerre
qui rend aléatoire toute entreprise de reconstruction , d’une
guerre qui oblige les publics et consacrer d’importantes ressources au
déminage alors que tant d’autres priorités attendent.
Aussi l’initiative de Djibouti
est-elle particulièrement bienvenue. Je voudrais saisir cette occasion
pour, au nom de l’OUA et de son Secrétaire Général, féliciter les
autorités djiboutiennes pour cette contribution.
D’abord parce qu’elle
permet de maintenir la dynamique née du processus d’Ottawa et du
Traité du même nom. Le maintien de cette dynamique est essentielle pour
assurer les efforts en cours.
Ensuite, pour que cette initiative
participe de la mise en œuvre des décisions prises au plus haut niveau
de notre organisation et des efforts déployés par l’OUA comme vous le
savez, l’OUA a pris un rôle crucial dans le processus d’Ottawa .
C’est en effet la mobilisation des pays membres de l’OUA qui a permis
le succès de la Conférence diplomatique d’Oslo et l’adoption de la
Convention interdisant complètement les mines antipersonnel. A ce jour 27
Etats membres de l’OUA ont ratifié la Convention et 15 autres l’ont
signée.
Je voudrais réiterer ici l’appel
lancé par le Sommet d’Alger de juillet 1999 à tous ceux des Etats
membres qui ne l’ont pas encore fait pour qu’ils prennent toutes les
dispositions requises en vue de ratifier la Convention ou d’y adhérer.
Ce faisant, ils en ont apporté une contribution majeure à la
réalisation de l’objectif de transformations du Continent africain en
une zone exempté de mines antipersonnel, objectif convenu lors de la 1ère
réunion continentale d’experts africains des mines antipersonnel
organisé par l’OUA à Kempton Park, en Afrique du Sud, du 17 au 19
avril 1997 .
Mesdames, Messieurs,
Depuis l’entrée en vigueur de la
Convention d’Ottawa, des progrès importants ont été réalisés dans
la combat qui nous réuni ici : la production, le transfert et l’utilisation
ont connu une forte baisse ; des stocks importants de mines
antipersonnel ont ete detruites substantielles mobilises en faveur du
deminage et de l’assistance aux victimes.
Mais le chemin à parcourir pour
réaliser l’objectif fixe à Kempton Park reste particulièrement long.
D’autant que l’emploi a été des mines antipersonnel a été relevé
dans certains des conflits qui déchirent notre continent ajoutent ainsi
un fadeau supplémentaire pour les generations futures.
Il n’en est que plus urgent et
impératif de poursuivre l’action commencée à Ottawa en octobre 1996.
A cet égard, la stratégie à mettre en oeuvre doit être multiforme.
Il importe d’abord de continuer à
l’entreprise de sensibiliser des acteurs étatiques. Nous nous y
attelons au niveau de l’OUA , y compris au plus haut niveau avec
notamment l’appel lance par le Sommet d’Alger aux members qui ne l’ont
pas encore fait afin qu’ils deviennent partie à la Convention.
Il
convient également de poursuivre l’entreprise de stigmatisation des
mines antipersonnel pour faire peser un intrdit moral sur leur emploi.
Cela est d’autant plus important que le secours aux mines n’est pas
seulement le fait d’armées conventionnelles, mais également et surtout
celui d’acteurs non étatiques qui se sentient pour ainsi dire moins
lies par le respect des règles du droit international humanitaire.
Il faut aussi intensifier l’effort
de mobilisation de la communauté des donateurs pour imprimer un rythme
soutenu aux missions de déminage et d’assistance aux victimes. Nous
devons ici garder à l’esprit que les engagement pris au niveau
international, aussi solennel soient-ils, n’ont de sens que s’ils ont
un impact positif sur la vie des gens odinaire, celles-là mêmes qui sont
les victimes des mines antipersonnel.
Il importe de renforcer le
partenariat entre gouvernement et organizations internationales, d’une
part, et société civile et Ong de l’autre. C’est un partenariat qui
a permis l’adoption de lla Convention d’Ottawa; c’est ce partenariat
qui permettra d’assurer la mise en oeuvre scrupuleuse de ses
dispositions.
Enfin, il est évident que toute stratégie de lutte
contre les mines antipersonnel suppose que nous nous attaquions avec plus
de determination aux conflicts qui déchirent l’Afrique. Il s’agit là
d’une oeuvre de longue haleine à laquelle nous nous attelons, avec une
fortune, il est vrai variable. A cet égard, je voudrais, au nom de l’OUA,
saluer l’action qui fut celle de Djibuti et de son Présidet, le
Président I.O. GUELLEH dans la recherche d’une solution au conflit en
Somalie. Il s’agit d’une contribution de premier plan à nos efforts
concertés visant à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité en
Afrique.